La série Hannibal, une lutte du bien qui va mal contre le mal qui se porte bien.

Hannibal Lecter. Un nom qui résonne dans les esprits aux côtés de Dark Vador, Le Joker, ou encore Norman Bates. Mais c’est surtout un nom associé à jamais à Anthony Hopkins dont l’interprétation a marqué, et marque encore les mémoires.

La genèse de la série hannibal

Au fil des années, à travers les livres et les films, Hannibal est devenu une légende de la culture populaire. Quand j’ai appris le lancement d’une série basée sur le personnage, ça m’a intéressé direct. D’autant plus que les noms associés ne m’étaient pas inconnus. Bryan Fuller, le producteur et scénariste avait aussi créé Dead Like Me et Pushing Daisies, que j’appréciais. D’ailleurs ces deux séries avaient pour thème la mort. Même si c’était bien loin du traitement sombre et sanglant de l’univers d’Hannibal.

Puis la sélection de l’acteur principal avait fini de me convaincre de donner sa chance à la série. Au fond, c’était ce choix qui allait conditionner presque à lui tout seul le succès de cette relecture du mythe. Mads Mikkelsen eut donc la lourde tâche de succéder à Hopkins, et c’est peu dire qu’il releva le défi avec brio. Le reste du casting n’est pas en reste, avec Hugh Dancy, qui interprète Will Graham. C’est sur ce duo que repose la série, et les rôles secondaires prestigieux (Laurence Fishburn, Gillian Anderson ou encore Michael Pitt) renforcent le cachet cinématographique de la série.

L’ambiance visuelle est très travaillée, même si elle peut paraître glaçante, et l’accompagnement sonore et musical participe au côté malsain et oppressant de la série. Impossible de ne pas évoquer les meurtres, qui rivalisent d’imagination glauque et de style macabre.

Série Hannibal

La série Hannibal, une adaptation intelligente

Il convient également de noter que les auteurs ne proposent pas une adaptation bête et méchante de l’œuvre de Thomas Harris. Se passant à une époque contemporaine, l’histoire débute quand Will Graham est appelé en renfort suite à une série de disparitions. Graham porte son empathie exceptionnelle comme une bénédiction et un fardeau, car elle lui permet de se mettre aussi bien à la place des victimes que des tueurs. Si cela fait de lui un enquêteur de génie, il en souffre psychologiquement, et c’est là qu’Hannibal intervient.

Ce dernier va servir de psychologue à Will, et c’est ainsi que naît leur relation qui cimente la série. D’ailleurs la moindre scène où les deux personnages interagissent donne souvent lieu à des moments mémorables, tellement les acteurs se mettent au diapason des dialogues d’une qualité rare.

Mais ce qui me fascine dans la série Hannibal en particulier, c’est que l’on a à faire à une lutte entre le bien qui va mal, et le mal qui se porte bien.
Grâce à sa montée en puissance au fil des saisons, Hannibal était devenue la série que j’attendais le plus, chaque semaine et à chaque intersaison.


Son annulation lui a permis de finir en apothéose. La porte est ouverte pour une suite, régulièrement évoquée par les différents membres de la production. J’espère que ça se fera, pour voir ce que pourrait donner leur adaptation du Silence des Agneaux. Mais je me dis aussi que la fin est tellement belle et poétique, qu’en rajouter risquerait de la dénaturer.

Si ce n’est pas déjà fait, tu peux me suivre sur la route des Internets en te rendant sur cette page.

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