[Chronique] De GTA III à GTA V, la liberté s’écrit en trois lettres (et un chiffre romain)

Beaucoup de mots peuvent venir à l’esprit quand évoque GTA. Monde ouvert, violence, fun, polémiques… Celui que je lui associe en premier, c’est liberté. Ne serait-ce que pour la sensation incroyable ressentie quand j’ai fait mes premiers pas dans Liberty City, il y a 17 ans.

Ça reste à ce jour un de mes meilleurs souvenirs de joueur. Même si j’avais déjà joué à des Zelda ou RPG occidentaux à monde ouvert, c’était la première fois que j’avais une telle sensation de liberté. Sans doute parce que le jeu se déroule à notre époque.

C’était assez dingue, quand j’y repense, les premières fois où tu montes dans la voiture et que tu roules dans la ville, avec du bon son dans l’autoradio.

Dans la lignée du III, Vice City et son ambiance Deux Flics à Miami (donc totalement années 80), était excellent aussi. Le héros parlait enfin, et l’ambiance était incroyable.

Pour conclure cette première ère : (c’est comme ça que Rockstar regroupe les jeux selon leur génération de console), le coup de massue San Andreas. Là c’était la surenchère absolue : un terrain de jeu immense (3 régions/villes), des activitées à n’en plus finir… Je sais que certains sont passés à côté à cause de l’ambiance “Gangsta wesh hip hop”. Quelle erreur ! C’est pas franchement ma came non plus, mais San Andreas était un jeu énorme et très généreux.

Les héros de GTA

Ensuite voilà GTA IV. Mon premier réflexe quand je vois la gueule du héros : ça va pas le faire. En plus quand j’apprends que la map ne sera qu’une ville et pas aussi vaste et variée que San Andreas, je suis déçu. J’ai l’impression qu’on revient en arrière. Et au final, j’aurais jamais autant kiffé un GTA. GTA IV, c’est une descente aux enfers, vu qu’on suit un mec, au passé très violent, qui débarque à Liberty City pour se ranger et vivre le rêve américain. Sauf que rien ne se passe comme prévu, et que malgré ses bonnes intentions, il sera entraîné dans une spirale de violence à laquelle il ne pourra échapper. Et le final, sans spoiler, où on doit faire un choix absolument inhumain, fait partie des moments JV qui m’ont marqué. Pour prolonger le plaisir, deux extensions sont sorties, dans deux univers différents (mais toujours à Liberty City). The Lost And The Damned, qui nous plonge dans l’univers d’un club de motards et The Ballad Of Gay Tony, qui nous fait incarner le bras droit d’un patron de boîte de nuit, le fameux Tony évoqué dans le titre.

Et c’est là qu’on arrive gentiment à GTA V, qui est encore plus beau, plus grand, plus fort ! Retour à Los Santos et à une carte immense, 3 personnages jouables… Ça commence plutôt très fort, mais au fur et à mesure que j’avançais dans le jeu, l’histoire et les personnages m’ont déçu. Comme tu l’as compris, j’ai vraiment apprécié le côté plus sombre du IV, et là en fait j’ai eu l’impression de jouer à une parodie de GTA, sans profondeur. Pourtant, le début est très prometteur, et les trois personnages ont un sacré potentiel. Potentiel gâché au final, avec Franklin qui ne dépasse jamais vraiment le cliché Nigga, Trevor le gros taré, dont au final on attend juste la dinguerie de plus, et Michael, qui a l’arc narratif le plus intéressant, mais qui tombe à plat parce qu’on reste dans un ton déconnant et parodique. J’aurais préféré que le jeu se concentre sur Michael, qui avec son passé de criminel et une famille à gérer avait l’histoire la plus intéressante à raconter. Attention, ça reste un très grand jeu, je me suis régalé à le faire, mais je préfère le ton plus sombre du IV ou la profondeur de Read Dead Redemption.

J’ai bien envie de refaire GTA IV, mais d’un autre côté je me demande s’il ne vaut mieux pas garder les bons souvenirs intacts. D’autant plus que j’ai peur que le V lui ait mis un coup de vieux niveau technique et gameplay. Tu en penses quoi, cher public ?

Bonus : l’évolution de la taille des cartes dans GTA

Partage pliz, ça me ferait fort plaisir.

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