[Chronique] Batman, la Trilogie Arkham

Depuis la nuit des temps, les adaptations de comics en jeux vidéo se révélaient au mieux être passables, au pire, des catastrophes industrielles.

Forcément, à l’annonce d’un nouveau jeu Batman, j’étais curieux mais méfiant. Au final tout s’est bien terminé, car la saga des Batman Arkham est devenue la référence des adaptations de comics, voire même de licences tout court.

Je ne vais pas te faire des tests complets des jeux, donc pour un avis plus exhaustif sur les jeux, je te conseille de lire les tests de Gamekult :

Arkham Asylum
Arkham City
Arkham Origins
Arkham Origins Blackgate
Arkham Knight
Arkham VR

J’ai envie de te parler de comment j’ai vécu ces jeux, étant passionné par l’homme chauve-souris depuis ma plus tendre enfance. Ce qui va suivre parlera des jeux en général, en évoquant au minimum les scénarios. J’attaquerai l’histoire en détail dans un autre article, pour ne pas te spoiler la face si tu n’as pas eu le bon goût d’avoir fini les jeux.

Pour commencer, Rocksteady (à ne pas confondre avec l’ennemi rhinocéresque des Tortues Ninja), le développeur des jeux, a eu la trèèèès bonne idée de ne pas adapter de comics ou de films en particulier. Au lieu de ça, Paul Dini s’est chargé de coécrire le jeu. Ce n’est pas anodin, Dini ayant bossé sur la série animée légendaire des années 90 et sur pas mal d’autres projets DC. Succinctement, ce sont des jeux en monde de plus en plus ouverts : le premier dans l’asile d’Arkham, et les suites dans Gotham City, avec à chaque fois un terrain de jeu de plus en plus grand. On y croise moult personnages cultes, on en tabasse beaucoup avec style, discrétion et gadgets en tous genres. On peut se battre contre plusieurs ennemis en même temps, le combat étant basé sur le rythme. Le mode de combat le plus jouissif reste le mode prédateur : l’élimination des ennemis en toute discrétion. Pour ne rien gâcher, les jeux sont beaux et agréables à jouer. Les différentes histoires sont sympas à suivre, même si y a pas mal de choses coincent, mais ça c’est mon petit cœur de fanboy qui parle.

Niveau design, je ne suis vraiment pas fan du Batman monstre de muscles, je préfère largement son look plus fin dans Arkham Knight, que tu peux voir à droite sur l’image ci-dessous. Tout comme je préfère l’aspect armure à l’aspect « collant » du costume.

Les décors sont forts jolis aussi. Au final, le Gotham d’Arkham Knight, qui se situe entre l’aspect gothique de Burton et celui moderne de Nolan, constitue ma version préférée par rapport aux différentes versions audiovisuelles.


Je vais parler vite fait du scénario, notamment d’Arkham Asylum, parce que c’est dur d’évoquer les suites sans parler des points clés de l’histoire
Asylum commence donc avec Batman qui vient d’arrêter le Joker, et qui le livre à l’asile d’Arkham. Le Joker finit en cellule. Fin du jeu. Mais non je blague, évidemment, rien ne se passe comme prévu, l’asile est bouclé et Batman doit régler la situation sinon le Joker va jokeriser Gotham City. L’histoire est assez linéaire, il n’y a pas vraiment de scénarios secondaires comme dans les suites, vu que l’action ne se situe que dans l’asile.

Pour Arkham City, c’est le début de la folie des grandeurs : on passe de l’asile et son jardin à une portion entière de Gotham City. Par contre je n’aime pas le principe de base de l’histoire : la partie de la ville en question est devenue une immense prison à ciel ouvert. Certes, il faut trouver des raisons pour que les citoyens lambda n’interfèrent pas dans l’histoire. C’est pas GTA après tout. Mais là, même pour un jeu vidéo sur un homme chauve-souris qui tape des méchants haut en couleur, je trouve ça assez raté. Par contre les histoires secondaires enrichissent bien l’univers, même si c’est un peu la foire aux persos, et il n’y en a pas beaucoup qui sont développés de manière satisfaisante. Disons que si tu connais les comics, au-delà des films, tu comprends tous les clins d’œil et les petites apparitions ou les sous-entendus de certaines relations. Sinon tu passes clairement à côté de certaines scènes, dont je parlerai en détail dans l’autre article. Pour résumer, on a clairement à faire à un très grand jeu, qui améliore en tous points son prédécesseur, mais l’histoire principale est un bordel sans nom. Par contre la fin est magistrale et offre une des plus belles images de l’histoire de Batman.

Arkham Origins, le jeu -suivant qui se passe avant parce qu’il fallait bien gratter des sous en attendant que le vrai 3 sorte- a été développé par un autre studio. On est clairement dans le cas d’un 2.5 comme on dit dans le milieu. Des petites améliorations par-ci par-là, quelques ajouts, mais fondamentalement on reste dans le même jeu que le précédent. Il est considéré comme le vilain petit canard de la saga. Perso je l’aime bien, notamment, parce qu’il explore les débuts de Batman, et met en scène des ennemis moins connus, Black Mask notamment.

Un mot rapide sur Arkham Origins Blackgate, un jeu sorti sur consoles portables, puis PC et consoles de salon : à plus de 5 euros, n’y allez pas, c’est anecdotique à tous les points de vue et assez chiant à jouer.

Pour finir, Arkham Knight, qui est devenu mon opus favori. On sent que les mecs derrière le jeu ont tout donné pour leur dernier épisode, et sont arrivés au sommet de leur art.
Ils ont affiné tous les aspects des jeux précédents pour finir la saga en beauté.
ET EN PLUS Y A LA BATMOBILE !!!!! Bon d’accord, ils ont un peu craqué avec cet engin, c’est pas folichon à jouer et y a beaucoup trop de missions annexes ou non qui l’utilisent. Mais bon c’est tellement cool.
Par contre, on ne va pas se mentir, la sortie sur PC, c’était un véritable scandale. Le jeu ramait ou ne tournait pas sur certaines machines, qui avaient de quoi le faire marcher. Donc méfiance si tu veux y jouer sur PC, même si des patchs ont arrangé les choses. Perso j’ai fait le jeu en fin d’année 2016, et je n’ai eu aucun souci. Ok, j’ai eu un souci quand même. En fait, on peut avoir deux fins : la fin « normale », qu’on peut obtenir en ayant rempli un nombre minimum d’objectifs, et la fin complète, qui comme son nom l’indique requiert d’avoir TOUT terminé à 100%. Je n’avais pas l’intention de trouver les 256986 énigmes du jeu, mais quand j’ai fini l’histoire principale, il ne me restait que cette quête à faire. Et là, c’est le drame, impossible de voir la fin de base, parce que j’aurais dû avoir au moins UN autre criminel à boucler, en plus des énigmes, pour la lancer. Au final, j’ai vu la vraie fin, donc ce fut un mal pour un bien et m’a permis de boucler la saga en beauté.
Si tu te lances dans l’aventure un jour, garde ça en tête. Je ne sais pas si c’est systématique, mais en tous cas ça peut arriver, comme Internet me l’a confirmé. Merci Internet.

La vidéo qui suit montre l’évolution du gameplay.

Un mot sur les contenus additionnels. Au prix fort, à la sortie, c’est clairement de l’arnaque, vu la pauvreté du contenu, à part si on aime les cartes de défi et collectionner les différents costumes des personnages. Pire, les ajouts scénaristiques se bouclent en quelques minutes, et hormis le plaisir de jouer ou croiser certains personnages, ça n’apporte pas grand-chose. A l’heure actuelle, on trouve les jeux en édition Game Of The Year, à pas cher, ça permet de profiter de ces contenus sans se faire pigeonner.

Un dernier point : si tu veux te lancer dans l’aventure, je te conseille de commencer par Asylum, même si Origins se déroule avant. Ça me parait plus logique d’un point de vue gameplay.

A bientôt pour une plongée dans l’histoire des différents jeux !

Partage pliz, ça me ferait fort plaisir.

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